16 déc. 2009

Chine, pour conclure.

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Puisque que je n'avais pas pu poster de photos depuis la Chine, rattrapage ci-dessous.
(le tout depuis Kathmandou, ou je suis bien arrivee, merci !)





Pekin, la place Tian An'Men.
Beijing, Tian An'Men Square.












Pekin, dans la Cite interdite.
Beijing, in the Forbidden city.











Pekin, dans la Cite interdite.
Beijing, in the Forbidden City.













Detail d'une porte dans la Cite interdite.
In the Forbidden City, zoom on a door.












Le palais d'ete, sous la brume ou la pollution (?).
The Summer Palace, in the gardens.







Assiettes de legumes dans un boui-boui pekinois, delicieux s'ils n'etaient pas archi-epices...
Beijing food, unfortunately far too spicy for me!









Nord de Pekin, dans le quartier des infrastructures des J.O.
North of Beijing, in the Olympic games area.








Encore a manger...
Food again.










Ma grande muraille de Chine a moi : sous les nuages et la neige (enfin la c'etait juste avant que la tempete ne demarre vraiment, quand on voyait encore un petit quelque chose).
Great wall of China.






Pekin sous 10 cm de neige.
Beijing under the snow.










Un grand moment chinois : les noms des plats au restaurant, images et poetiques. Quand traduit en anglais, parcourir l'integralite du menu peu assurer 10 bonnes minutes de fou rire. Promis.

Nice english translation of a Chinese menu.









Chengdu, dans un parc.
Chengsu, nice stone ground in a parc.













Nord de Chengdu, dans un temple bouddhiste.
North of Chengdu, in a bouddhist temple.











Nord de Chengdu, dans un temple bouddhiste.
North of Chengdu, in a bouddhist temple.









Nord de Chengdu, dans un temple bouddhiste.
North of Chengdu, in a bouddhist temple.











Dans la rue. Au deuxieme plan, des frites ! :)
Food street with (more or less) french fries...










Chengdu, marche.
Chengdu, market.











Chengdu, a la fin d'un controle de papiers d'un moine bouddhiste tibetain.
In Chengdu, identity check (tibetan monk).










Chengdu, sortie d'ecole : les eleves, en rangs d'oignons, s'inclinent au passage des profs qui sortent au compte-gouttes.
Chengdu, pupils waiting to say goodbye to teachers leaving the school at the end of the day.








DECEMBER 16TH, 2009
China, a few pictures as conclusion.
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See above.
(By the way, I have arrived in Kathmandu and I am all fine.)

24 nov. 2009

Debrief Chine

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Ok c'est un peu simpliste, mais comme je n'ai pas pris le temps d'en dire grand chose jusqu'a maintenant, allons-y avec un petit debriefing Chine facon "J'aime" / "Je n'aime pas".

De la Chine, j'aime...
- le the vert ;
- le the au gingembre de mon hostel pekinois ;
(Recette hyper simple, mais encore fallait-il y penser : prenez du gingembre, epluchez-le et coupez-le en tranches fines. Faites bouillir de l'eau et ajoutez le gingembre. Faites bouillir encore un peu, ajouter du miel (pas mal) et buvez par petites gorgees quand vous avez mal a la gorge. )
- les Gingko biloba partout tout le temps (rappel : un des plus beaux arbres du monde) ;
- les petits parcs "salles de sport" publiques et gratuits qui apparaissent spontanement a n'importe quel coin de rue, accessibles a tous, avec des machines similaires a celles qu'on trouve en Europe dans les salles a 600 Euros l'annee (mais la en version lourde 100% acier). Les retraites viennent y faire leurs petits exercices pour se tenir en forme le matin ou le soir. Le tout est souvent associe a 2-3 tables en beton pour jouer aux cartes ou au ping-pong. Le tout est tres bien pense ; l'Europe devrait s'en inspirer.
- les gens qui dansent ou font du tai-chi le matin dans les parcs (pas mal les retraites, toujours).
- les toilettes sans portes qui permettent de discuter avec les voisins (surprenant au debut, marrant ensuite ; a long terme je ne sais pas) ;

De la Chine, je n'aime pas...
- cette etrange impression de securite partout tout le temps, ou plus exactement ce que cette impression de sur-securite signifie en terme de controle de la population ;
- cette etrange vitrine de sourires permanents ;
- l'absence de sens critique, l'absence de questionnement, l'impossibilite de dire ce que l'on pense ;
(mais qu'on ne peut pas trop leur repprocher, j'en suis consciente : la pensee autonome n'est pas precisement ce qui est enseigne a l'ecole, et le premier qui s'y risque ou sort un peu du rang finit dans une prison ou un camp de redressement par le travail.)
- le paiement, par la famille d'un condamne a mort, du cout des balles de l'execution (serieusement, quel autre pays dans le monde fait encore ca ??) ;
- l'occupation du Tibet et la desctruction lente et progressive de sa culture (60 ans apres, les signes sur le terrain sont plutot clairs ; on pourra dire que la Chine, comme a son habitude, a ete efficace), et surtout le refus d'en parler ;
- les insectes qu'on pique vivants sur une brochette pour ensuite, au choix : les faire frire immediatement si le client est la ; les laisser mourir tranquillement sur leur pic pendant 20 bonnes minutes si le client tarde a se decider ;
- la vie communautairo-collective tout le temps tout le temps tout le temps ;
- et pour exorciser le mal totalement : ses shampooings de m*** !


NOVEMBER 24TH, 2009
China: debriefing
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[Dear English-speaking readers,
Writing first in French, and then the equivalent in English is both time-consumming and very boring, which is why I did not do it a lot so far. I have therefore made a decision for the future: I will copy-paste an automatic translation of the French section and arrange it quickly. It won't be very nice, it won't be well said, but at least there will be something and it hoppefully will be "understandable".]

As I have not taken the time to say much until now, let's go with a small "I like" / "I don't like" debriefing about China.

From China, I liked...
- Green tea;
- Ginger tea from my Beijing hostel;
(Super simple recipe: take ginger, peel it and cut it into thin slices. Boil water and add ginger. Boil a little again, add honey (quite a lot) and drink in small sips when you have a sore throat.)
- Gingko biloba trees everywhere (one of the most beautiful tree in the world);
- Small "gyms" parks, public and free, that appear spontaneously at any street corner, accessible to all, with machines similar to those found in Europe in the "gym clubs" at 600 euros the year (but here in an heavy version 100% steel). Retired people come to do little exercises to keep fit in the morning or evening. The whole thing is often associated with 2 or 3 concrete table to play cards or table tennis. It is simple and very well thought; Europe should copy this.
- People who dance or do Tai Chi every morning in parks (again very often retired people).
- Toilets without doors to allow discussions with neighbors (surprising at the beginning, then funny, long term I do not know);

From China, I did not like...
- This strange feeling of security everywhere all the time, or more exactly what this over-security feeling means in terms of population control;
- These strange permanent smiles;
- The lack of critical thinking, without questioning, the impossibility of saying what one thinks; (being counscious that you can not blame them for that: independent thinking is not precisely what is taught at school, and the first to try it is sent to jail or in a working camp to be put back on the normal path.)
- The billing, to the family of a sentenced to death man, of the cost of the bullets used for the execution (Seriously, what other country in the world still does that?);
- The occupation of Tibet and the slow and progressive desctruction of the Tibetan culture (after 60 years, signs there are rather clear. We can say that China, as usual, has been efficient on that file), and especially the impossibility to talk about it;
- The insects that are put, alive, on small wood sticks, and then either: are fried immediately if the customer is already there, or are let die slowly for a good 20 minutes in case the customer needs some time to make up his mind;
- The collectivo-collective life all the time all the time all the time;
- And, to exorcise evil completely: its bloody shampoos!

21 nov. 2009

J'ai teste pour vous...

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J'ai eu la joie, ces derniers jours, de pouvoir tester deux institutions chinoises : la police, et l'hopital. Resumes...

LA POLICE

Pour aller au Tibet (rappel : province autonome chinoise) il faut un permis de voyage (Tibet Travel Permit : TTP) et il faut faire partie d'un voyage organise, c'est a dire etre dans un groupe a qui on affecte un guide qui a pour role de vous guider, evidemment, mais surtout de ne pas perdre de vue ses ouailles.
Depuis 2008, voyager en independant au Tibet n'est plus tolere. Officiellement en tout cas.

Cette procedure permet a l'administration chinoise, a mon sens, deux choses :
1) controler les allees-venues des etrangers et surveiller les contacts avec les locaux,
2) limiter la venue des etrangers (le TTP + le voyage organise coutent bonbon et decourage pas mal de monde).

Ayant des doutes sur le caractere obligatoire de la chose (pas au niveau du permis mais au niveau du voyage en groupe), je me suis innocemment enquis (non, on ne dit pas "enqueris", je viens de verifier) d'un permis de voyage aupres de la police de Chengdu.
"Bonjour, je voudrais aller au Tibet, je viens deposer mon dossier pour avoir un permis de voyage."
Reponse (que j'attendais, je suis realiste) : "Travel office, travel office !".

Je serai donc au Tibet une touriste tres normale dans son groupe de... 1 personne.
A ma disposition : une Jeep, un chauffeur, un guide.
Classe.
Reste a esperer que le guide parle anglais sinon ma semaine tibetaine va me sembler longue !

Je pars donc mardi 24 au soir pour Lhasa, ou j'arriverai apres 48 heures du train-le-plus-haut-du-monde (celui que la Chine a mis en place pour que le Tibet soit relie a la Chine comme il ne l'a jamais ete avant ca, et que je suis ravie de pouvoir utiliser... Contradictions contradictions !)

J'emporte avec moi des pommes, du pain, des bananes, des flocons d'avoine, du the, de l'huile d'olive, du beurre de yak (serieux), du chocolat... et surtout pas la meteo toute pourrie de Chengdu (il fait tellement gris, ca ne peut pas etre que la pollution) ; il parait qu'a Lhasa c'est grand soleil... :)



L'HOPITAL

J'ai eu le bonheur et le privilege de pouvoir visiter le quartier VIP de l'hopital de Chengdu, l'hopital le plus grand du monde (oui Messieurs Dames) : 3-4000 lits, 50 blocs de chirurgie, 10000 consultations par jour).

Comment donc ? C'est tres simple.
Partez en voyage avec une bouteille de shampooing a moitiee pleine. Au bout d'un temps, alors que vous etes en Chine, vous realisez qu'il n'y a presque plus de shampoing dans la bouteille. Damned. Vous l'aimiez tellement, ce shampooing...
Mais pas grave, on ne va pas se formaliser, y'a juste a acheter un autre shampooing. Tout sourire, vous vous rendez dans la superette la plus proche et vous revenez avec le Graal : un "Bier shampoo" revendiquant "Pure and natural" et avec une petite mention "Wheat proteins" en bas de bouteille (et a posteriori je me dis que la, deja, j'aurais du me mefier...).

Ledit shampooing etant achete, il ne reste plus qu'a passer a l'action... et a se coller la plus belle allergie que le monde du shampooing ait connue.
Je la fais courte, mais en gros j'ai tenu 2 jours en me disant "C'est quoi cette allergie ? Qu'est-ce que j'ai bien pu manger ??" et j'ai lache l'affaire au troisieme, suis allee a l'hopital ou ils ont fait des yeux ronds et m'ont colle un cocktail amti-histaminiques + cortisone.

Qu'un shampooing puisse me mettre dans cette etat vraiment pas chouette (faites vous traduire la partie en anglais si vous y tenez, je n'ai pas envie de le reecrire en francais) m'enerve bien, et ne pas connaitre les ingredients contenus dans la bete m'enerve encore plus.
Rien n'est mentionne sur la bouteille, mais comme on m'a dit : "Tu sais, c'est la Chine. Meme s'il y avait des choses indiquees sur la bouteille, ca ne serait peut etre pas exactement ce qui est dedans"... Eh oui, evidemment.

Je vais mon porter mon shampooing moisi jusqu'a Katmandou avec en tete de peut-etre faire dans quelques temps...
- un test pour confirmer l'allergie (au cas ou) ;
- une analyse du contenu de la bete.

Pour voir le positif : grande lecon de patience, grande lecon quant a l'apprentissage du detachement du regard d'autrui, experimentation du passe-droit que represente une peau europeenne en Asie...

Bref, le plus dur est passe, mais un epiderme se renouvelant en 3 semaines, je pense que les enfants de Katmandou vont bien se marrer quand ils vont me voir arriver... :)



NOVEMBER 21ST, 2009
What I tested for you ...
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In order to make my Chinese experience really realistic, I tried these last days the Chinese police as well as the Chinese hospital (no link between those two, no worries).
Summaries right below.


CHINESE POLICE

In order to enter in Tibet, one needs a special "Tibetan Travel Permit". It was supposed to be available only through Chinese travel agencies according to what I had heard, but as I also had heard some contradictory information. I had therefore decided to check by myself if this was true or just things told by some people to make money selling some "all inclusive" expensive tours.
So I went to to Chengdu police office, queued there for a while, and eventually had a chance to innocently ask for a Tibetan permit. And got surprised eyes looking at me along with a logical "Travel office, travel office, travel office !" reply.

I will therefore be a very normal tourist in Tibet, having paid for her "all inclusive tour" where I will have one jeep, one driver and one guide just for me.
This is the "Chinese game" foreigners have to play if they want to enter in Tibet since 2008 Olympic Games, when China decided to harden its position toward tourism there. This was then reinforced again after March 2009 riots that occured in Tibet, together with the 60 years old anniversary of China taking place this year.

2009 is definetely not a good year to travel in Tibet. Let's hope the situation will get more relaxed for Tibetan in the forthcoming months.

Concretely, for the next days: I will leave Chengdu by train on Tuesday 24th, will arrive in Lhasa on the 26th, cross the Tibetan/Chinese-Nepalese border on December 2nd and arrive in Kathmandu on the 3rd.
Inbetween, lots of mountains and monasteries and a few hours on a car up to more than 5000m high.


CHINESE HOSPITAL

Once upon a time, in a 4 million inhabitants Chinese town called Chengdu, was traveler Armelle. Her bottle of shampoo had just run out and she, very logically, had decided to buy a new one (although she had also considered to have some shampoo sent from home since she loved her usual one, but had rejected that option as it was only about a stupid shampoo).
Armelle went to have a shower in the nice hostel where she was staying in Chengdu, and washed her hair with the lovely new Chinese shampoo.
And 24 hours later, the shampoo had triggered in Armelle's skin the nicest contact dermatitis allergic reaction ever seen on Earth.

She got a very very veeery itching, rough as sand-paper, intense red, burning and hot face skin.
She got her face all swollen, so much that she could not open her eyes properly and could not recognise the shape of her face in the mirror (and this is really really scary).
She got very red and burning ears.
She got thousands of itching small red spots all over her neck, bust, back, arms and later legs.
Basically, a big big allergic reaction that any Dermatologist would have loved to work on, I am sure.

I hated it. I spent my time pressing on my face a bottle filled in with cold water and could not sleep for 2 nights.
I went to visit the world's biggest hospital (let's try to find something positive, at least I can add that on my resume, maybe) : something around 3-4,000 beds ; 50 surgery rooms ; 10,000 people visiting a day.

A very nice Italian-Swiss Laura doctor (great to meet her) helped me to find my way through this maze, and I eventually saw a nice Chinese doctor who said "Allergic-dermatitis-of-course! Throw-the-shampoo-away!".
(Funny thing before that: I was detected positive during the temperature measurement (anti-flu procedure at the entrance) because of my skin being so inflammated and hot on my forehead).
Since then, my new very best friends are called anti-histaminics and cortison.
I was asked to stay in the area for at least 5 days in order to follow-up with the situation just in case, and I will have a last check in the hospital on Tuesday before getting on the train to Tibet.

I am amazed by and proud of the performance of my immune system and human body in general. Really.
That a simple skin contact of a few seconds of some chemicals diluted under running water can trigger such a strong reaction is just crazy and leaves me speechless.
I wanted to get the list of the shampoo's ingredients to do some further research (I was quite excited about that as I had in mind that maybe some of you would have loved to participate), but I won't even have this pleasure since, of course, the bottle's label does not mention anything.
The whole experience will therefore have kind of an "uncompleted" taste, which is frustrating.

I am slowly getting better, having my skin falling down in flakes like a snake sloughing its.

Tibet will be better, yeehee!

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Very sorry not to be able to post nice pictures of Bouddhist monasteries to compensate the above!
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15 nov. 2009

Made in China

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[Preambule : les propos qui vont suivre sont a considerer comme un point de vue personnel et donc subjectif, fruit des discussions et des rencontres du moment, et donc passage (merci de mettre un accent sur le 'e'). Peut-etre.]

Qu'est-ce que la Chine sait tres bien faire ?
Imiter.
Les magasins regorgent de faux habits de marque et les restos vegetariens se font un honneur d'avoir sur leur carte du faux boeuf et du faux poisson, reconstitues avec talent vraissemblablement a partir de tofu, oeuf et autres oignons et herbes en tout genre (et glutamate de sodium ? Passons.)

Qu'est-ce la Chine sait tres bien faire d'autre ?
Masquer et deguiser.
Il est donc l'heure de parler un peu d'histoire et d'information de facon generale, et du Tibet en particulier.

Curieusement, rien sur la place Tian' Anmen de Pekin ne fait reference a d'eventuels evenements qui s'y seraient deroules une certaine annee 1989. Sur la place Tian' Anmen, aujourd'hui, on se prend en photo en famille devant la photo de Mao (le plus grand criminel au monde ayant des statues et des portraits un peu partout ?), de hautes colonnes rouges majestueuses ou des ecrans geants (je pese mes mots) qui diffusent des images des J.O. sur un fond de musique pleine d'elan et d'espoir qui vous ferait presque verser une larme.
C'est grand, c'est propre, c'est beau.
Il y a pourtant quelques policiers, genre un tous les 30 metres, et un controle des sacs aux rayons X avant d'entrer sur la place. Ca doit etre le seul endroit dans Pekin qui a droit a ca (hors metro) mais ca ne semble poser question a personne.

Incroyable mais vrai, les autorites chinoises bernent plus d'un milliard de personnes qui n'ont pas la moindre idee de ce qui s'est passe en 1989 et qui, surtout, ne vous croient pas quand vous commencer a leur expliquer (je n'ai pas encore experimente moi-meme,je rapporte l'experience d'autres).Ils ont une telle fois en leur pays que ca NE peut PAS etre vrai. Vous etes le menteur et eux ont raison.
Ceux qui savent sont ceux qui en ont entendu parler en voyageant a l'exterieur du pays et qui ont eu la curiosite d'accepter d'entendre ce nouveau discours et d'aller voir par eux-meme ce qu'il en etait. Ils sont tres tres tres peu nombreux.
Ceux qui ont un peu de temps en ce moment peuvent aller relire 1984 : re-ecrire l'histoire, George Orwell l'a reve, la Chine l'a fait.

De facon assez surprenante egalement, la Chine edite des journaux en anglais (donc a destination des etrangers installes ou en voyage en Chine) pour donner des nouvelles du Tibet. C'est vraiment sympa de leur part de se donner cette peine, ca me permet de pouvoir vous apporter des nouvelles recentes : les recoltes explosent grace a l'aide apportee par la Chine, les nomades se sedentarisent peu a peu, des programmes d'irrigation sont en route et tout le monde est heureux.
Bien sur, l'universite en tibetain n'existe pas (chinois obligatoire), il y a un sacre paquet de tibetains dans les prisons chinoises (les prisoniers politiques tibetains ne sont pas incarceres au Tibet sinon ca pourrait leur permettre de tenir le coup plus longtemps ce qui serait dommage) et le peuple est opprime quasiment au quotidien mais il n'y avait plus de place dans le journal donc ca n'a pas ete evoque.

Quand on aborde le sujet tibetain avec des chinois, la "conversation" (guillemets necessaires car ladite conversation n'aura jamais lieu) se termine assez rapidement : "Les liens entre le Tibet et la Chine sont anciens et l'histoire est beaucoup plus compliquee que ce que tu peux imaginer. Je ne pense pas que tu puisses donner ton avis sur le sujet.".
Je ne sais pas si c'est une reponse-type apprise a l'ecole (on leur inculque bien qu'il faut hair le Japon, ennemi ancestral, alors pourquoi ne pas leur apprendre a esquiver le sujet tibetain) mais en tout cas c'est assez efficace : en gros, circulez il n'y a rien a voir.
Genant quand on aimerait recolter les arguments des deux parties en presence pour etayer son point de vue personnel : la nature ayant horeur du vide, ce sont les elements tibetains qui l'emportent.

Voila donc un autre cote de la Chine : informations officielles edulcorees, acces a et partage de l'information bride... Ca a le gout de la democratie mais ca n'en est pas une ; ca a l'air d'une societe libre mais ca n'en est pas une.
(La Birmanie, pas tres loin, a au moins l'"honnetete" de se montrer en etat totalitaire/dictature, ce qu'elle est. Loin de moi l'idee de dire que c'est mieux ;je veux simplement insister sur le cote sournois de la manipulation a la chinoise qui peut passer inapercu et s'oublier assez vite)

Les gens suivent sans se poser de question, il semblerait qu'ils aient ete eduques de la sorte, et il est impossible de leur en vouloir individuellement ou leur trouver des responsabilites individuelles ; ils sont plutot victimes du systeme qu'autre chose.

Vu ou pressenti depuis l'Europe c'est troublant.
Vecu sur place c'est vraiment flippant.

Tout ca a surement un gout de jugement exterieur un peu facile, mais pour le moment je n'ai rien d'autre a me mettre sous la dent. A la Chine de me prouver que j'ai tort.


[La prochaine fois, un truc plus guilleret sur les montagnes verdoyantes et les rizieres, les chapeaux pointus et la recette secrete des nouilles de riz.]



NOVEMBER 15TH, 2009
Made in China
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Translation "soon".

13 nov. 2009

Pekin 2

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Apres une quarantaine d'heures de train, je suis maintenant a Chengdu, dans le Sichuan, un peu plus a l'interieur du pays. Apres presque deux semaines en Chine, les observations et experiences diverses s'accumulent et commencent a me donner un bon appercu du pays.
Que dire...

Les Chinois (les citadins en tout cas) ne jurent que par le business : on essaiera de te vendre un truc, (presque) a n'importe quel prix et peu importe l'energie investie. Chose amusante, on te vendra un truc 10 ou 100 fois son prix reel (faisant donc de toi un pigeon et donc vecu comme une arnaque avec une approche a l'europeenne) mais on te rendra la monnaie sans chercher a t'arnaquer. Ca pose un peu question au debut, mais ca a somme toute une certaine logique : si tu acceptes le prix propose par le vendeur, c'est que tu es d'accord, donc ou es l'arnaque ?

Pekin est une ville sympathique, avec sa cite interdite, ses parcs, ses lacs, sa place-Tian-Anmen-sur-laquelle-rien-ne-s'est-jamais-passe (j'essaierai d'y revenir parce que ca me demange), ses petites ruelles dans les Hutongs (quartiers de maisons traditionnelles), ses velos charges de cartons ou de choux et ses touristes chinois qui vous attrapent par le bras pour se prendre en photo avec vous parce que vous etes blanc et grand.
Pekin est une ville surement encore plus belle quand elle n'est pas sous une nappe de brume, vraissemblablement subtil melange d'humidite et de polution. Qu'est-ce que ca donne sous un ciel bleu, je n'en sais rien, mais dans la brume, des paysages assez hallucinants (toujours pas de possibilite de telecharger de photos, desolee. Le gouvernement chinois souhaite que je reste moderee dans ma communication). Chose marrante : la polution (ou l'humidite ambiante, comme on voudra) se voit meme dans les couloirs de metro ou les gens qui marchent 50 metres devant soi sont legerement voiles.
La muraille de Chine (aussi appellee le mur de Genghis Khan en Mongolie ; chacun son point de vue) sous le ciel bleu, je ne peux pas en parler non plus. La mienne etait sous un petit gresil glissant a souhait assez sympathique !

Ah, une petite info (meme si c'est deja un peu connu) sur les idees/capacites incroyables de la Chine : pour faire pleuvoir sur Pekin, la ville envoit des fusees d'iodure d'argent qui explosent dans l'air et... provoquent la pluie. Magique, pratique, benefique... Que demander de plus ?
Ca a ete fait avant les J.O. pour avoir du beau temps ensuite et ca se fait apparemment encore regulierement.
(Et ca fait aussi neiger quand ils se ratent. Il faut bien que dame Nature garde un peu le controle de temps en temps). Si quelqu'un a un avis sur les repercutions ecologiques de la chose, ca m'interesse.



NOVEMBER 13TH, 2009
Beijing 2
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Translation "soon".

7 nov. 2009

Pekin ("Beijing" : 北京)

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Me voila donc a Pekin depuis 3 jours maintenant.
Je l'avoue, je suis partie de Mongolie contente de quitter ses temperatures en dessous de zero : deux semaines et demi a -10, ca va, plus ca aurait ete trop.
Il faudra revenir entre juin et septembre.

Mon tunnel crypte magique pour contourner les interdits chinois ne me permet pas de telecharger de photos, alors il va falloir faire preuve d'un peu d'imagination jusqu'a ce que j'arrive au Nepal (autour du 25 novembre je pense).

Pour ce qui est de mon arrivee a Pekin...

Imaginez que je pars d'Ulan-Bator en premiere classe (plus de place dans la classe du peuple, dommage) avec un train de nuit pour aller jusqu'a la frontiere sino-mongole. Objectif une fois la-bas : traverser la frontiere dans un bus ou une voiture (a pied c'est interdit) puis prendre un billet de train pour la ville de Jining, puis changer pour un nouveau train de nuit pour Pekin.
Imaginez que dans le train d'Ulan-Bator je suis avec un couple de 65-70 ans de Mongoles qui va a Pekin. Ils m'expliquent qu'ils (enfin c'est beaucoup dire car communication ultra reduite ; disons que je comprends que) passent la frontiere en train (bizarre bizarre) et prennent ensuite le bus pour Pekin. Imaginez que je me dise "Le bus arrive a 3 heures du mat' a Pekin, ce qui n'est pas hyper arrangeant voire meme tres mauvais mais tant pis, on avisera sur place ; j'ai bien envie de gouter aux bus de nuit chinois, banco !". Imaginez qu'entre temps mes amis mongoles sont alles chercher dans un compartiment a cote quelqu'un qui parle autre chose que le mongole. Le "quelqu'un" s'avere etre une medecin en obstetrique-gynecologie de 28 ans en route pour un congres a Hong Kong ; pour la langue ca sera l'allemand. Imaginez qu'elle prevoit d'aller a Pekin depuis la frontiere en taxi, mais qu'elle change son fusil d'epaule : on se retrouve a monter tous les 4 dans le bus de nuit pour Pekin.

(Et c'est la que la photo serait quand meme super utile)
Imaginez un bus flambant neuf. Videz-le de ses sieges. Imaginez des structures de lits superposes, de longueur 1,80m et largeur 50-55 cm (a tout casser), un lit etant au niveau du sol, l'autre a un petit metre de hauteur. Imaginez, dans la longueur du bus, 3 colonnes de ces lits mis bouts a bouts, separes par deux micro-allees de 45 cm de large. Imaginez, sur chaque micro-lit un oreiller et une couette : vous avez sous les yeux le magic bus de nuit chinois.
Capacite : 34 personnes allongees pour de vrai a l'horizonale.

Imaginez un depart a 16h30 d'Erlian, la ville chinoise frontaliere de la Mongolie.
Imaginez que des le depart il fait hyper froid dans le bus (test au milieu de la nuit : quand je souffle ca fait un petit nuage de vapeur d'eau). Imaginez que, pour je ne sais quelle raison osbcure, on reste bloque dans un espece d'embouteillage geant en plein milieu de la nuit (noire et obscure), dans un melange de klaxons qui ne s'arretent plus, de petites avancees suivies de coups de freins, d'appels de phares, de sirenes de polices ou autres et de trucs cries en chinois dans un megaphone. Imaginez donc de longues heures d'une ambiance hyper glauque, vecue depuis le fond d'un demi-sommeil glace tres incomfortable. Je n'ai rien compris de ce qui se passait, mais tout ce que je sais c'est que ca a ete tres long.
Imaginez une arrivee (epuisee) a Pekin a 7h30 du matin. (Voyons le positif : arriver a cette heure-la me va bien mieux qu'au milieu de la nuit.)

Debut de la vie a la chinoise.

Imaginez que j'ai envie d'aller a mon hostel en bus et pas en taxi. Imaginez que je n'ai pas de plan de bus. Imaginez que la dame de la premiere station de bus que je trouve me sourit et essaye de comprendre ou je cherche a aller (Truc de fou ; des moments comme ca ca vaut de l'or. Il doit me rester des apprehensions dues a ma periode russe). Imaginez qu'on me montre un bus du doigt genre "Vite, monte dans celui-la !". Juste le temps de mimer "Ok mais euh... combien d'arrets ??" ; une main grande ouverte me repond. Ok, je descends au 5eme arret.
Imaginez qu'apres 20 minutes d'un premier bus archi-bonde j'arrive a l'arret en question et qu'a nouveau on fasse tous les efforts du monde pour m'aider (meme si pas toujours facile de comprendre l'anglais teinte de chinois). Imaginez que passe par la quelqu'un qui doit prendre le meme bus que moi, imaginez que la dame qui gere l'arret de bus m'arrete alors que je suis en mouvement pour partir et me dise "Suivez ce monsieur !". Imaginez que le monsieur me paye mon trajet de bus, imaginez qu'il reste avec moi jusqu'a m'ammener jusqu'a la porte de mon hostel, pour ensuite s'incliner et s'eclipser.

Voila mon arrivee a Pekin. Clairement epuisee mais bien contente de cette premiere approche.

Depuis...
La nuit de bus aura eu raison de moi : je suis passee par la case rhume et aphonie.
Je decouvre le Pekin des parcs remplis de gens qui dansent, qui font de la musique, du tai-chi, du yoga ou autre (une quasi-constante, la notion de groupe : en Chine, on est collectif ou on n'est pas).
Je decouvre le Pekin des temples bouddhistes, de ceux qui ont encore un peu d'ame a l'interieur et de ceux qui ont ete vides de leur sens par le tourisme.
Je decouvre la bonne cuisine chinoise... parfois epicee.
Je decouvre le sens du business a la chinoise : franchement insistant, mais surement une bonne etape preparatoire pour l'Inde.
Je decouvre l'etrange ciel pekinois de ces derniers jours : blanc-gris-laiteux du matin au soir (un bon petit melange de pollution et d'humidite dans l'air j'imagine)
Et je reflechis a l'etape suivante, un peu plus au centre de la Chine en direction du Tibet.



NOVEMBER 7TH, 2009
Beijing (北京)
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Here I am in China, after a night train from Ulan-Bator to the Chinese border, then an other train (short one) to cross the border, and finally a night bus from the border to Beijing.
The night train from Ulan-Bator was great, the night journey on the bus was awful, although the bus was really well equiped.

My first impression about China was quite positive since, once in Beijing, I managed to get to my hostel by bus with the help of the people around. Basically: only little people speak english for real, but they are all happy to try to help you. And they smile! (great experience after the Russian one, where it would be quite unexpected to have the lady working in the bus station smiling to you).

6 nov. 2009

Chine !

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Un message tres rapide pour dire que j'ai quitte la Mongolie et que je suis a Pekin. STOP.
Mais, en Chine, Blogger (le systeme de blog de Google) est censure. STOP.
Mais je viens de trouver un tunnel crypte "https://..." (pas tres legal, mais bon) pour acceder quand meme a mon compte. STOP.
Suis bien contente d'etre dans un endroit ou les temperatures de jour sont positives. STOP.
Essaye de donner plus de nouvelles bientot. STOP.
(Si le truc crypte marche toujours, car apparemment ca varie un peu selon les jours... STOP.)


NOVEMBER 6TH, 2009
China!
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I have left Mongolia and I arrived in Beijing two days ago.
Blogger is banned in China, but I found an (illegal) way to access my blog account.
I am happy to be back in a place that has temperatures above 0 at day.
I like Beijing so far and will give more news later!

23 oct. 2009

Ulan-Bator 2

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Je suis depuis quelques jours en mode "errance mongole", c'est a dire que je suis a Ulan-Bator avec un rythme plutot plus que pepere et des hesitations sur la suite du programme.

Pouquoi donc ? Parce que :

1) Je veux aller voir la campagne mongole (je suis un peu restee sur ma faim la premiere fois, pour diverses raisons) sinon je vais avoir un peu l'impression de passer a cote de ce pays dont tout le monde parle ;
2) Je n'ai pas envie de me coller dans une Jeep pendant 6 heures par jour (ce que proposent la plupart des tours organises par les auberges de jeunesse) et regarder defiler les paysages ;
3) La Mongolie n'est pas precisement le pays ou voyager par soi-meme est des plus evidents (et mon guide ne contient que peu d'infos la-dessus) ;
4) Mais je veux quand meme aller voir ce qui se passe dans ces regions dont tout le monde parle.
(comment ca c'est contradictoire ?)

Bref, apres moultes tergiversations, decision a ete prise de partir sur un tour organise pour la semaine a venir (centre Mongolie) puis d'aviser pour la suite (peut-etre essayerai-je d'aller toute seule comme une grande faire un tour dans le sud de la Mongolie).

Pour les jours ecoules, il a ete question d'initiation a la meditation, de musees, de temple bouddhique avec des moines-enfants de 10 ans qui posent un peu question, de repas "francais" prepares pour mes hotes du moment, a base de crepes faites avec une espece de beurre qui s'avere etre plutot utilise dans les lampes a huile (en fait, des lampes a beurre) dans les temples bouddhiques ou en massage quand les bebes sont malades (mais bon, c'etait pas ecrit dessus, je ne pouvais pas savoir) et autres repas a base de patates, choux et carottes, les seuls legumes locaux.

J'ai ecreme les restos vegetariens a fond en prevision de la semaine nouilles-mouton-riz-mouton qui m'attend... A dans une semaine ; priez pour moi ! :)


Ah non, avant de partir, notre rubrique Le chiffre du jour.
MONGOLIE :
- 2,7 millions d'habitants,
- 45 millions d'animaux (moutons, vaches, chevres, chevaux, chameaux).


OCTOBER 23RD, 2009
Ulan-Bator 2
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No time for a real english version (as always?) ; my neighbours are getting to bed, I have to switch off the light!

So, very quickly:

I was in Ulan-Bator these last days, thinking about what to do next...
Why that? Because on one side I would like to avoid the "all included" touristic tours, and on the other side Mongolia does not seem to be precisely the country where it is easy to travel on one's own.
So well, I have decided to go on a tour for 7 days in the center of Mongolia and then consider the situation again once back in Ulan-Bator, keeping in mind the possibility to go in the south of Mongolia by myself.

So, the forthcoming week will be all about gers, fire to keep alive in the middle of the night in order not to die sinply frozen, and salted milk tea, mutton, nuddles and rice. I get prepared investigating all the vegetarian restaurants of Ulan-Bator.

What else... Well I cooked some (supposed) "French crepes" with a kind of butter actually dedicated to the "oil lamps" of the Buddhist temples or baby massaging. But how could I have known that?? :)
Anyway, it was very tasty and my Mongolian (and Australian) guests (test people?) enjoyed the dinner very much, so...

One last piece of information (funny one) about Mongolia:
- 2,7 millions inhabitants,
- 45 millions "livestock animals" (sheep, cows, goats, horses, camels).

15 oct. 2009

Ulan-Bator (47°N - 106°E)

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Je viens d'arriver ce matin a Ulan-Bator, la capitale mongole, apres quelques heures de train et beaucoup d'attente a la frontiere russo-mongole (par "quelques", comprendre 10 heures d'immobilisation du train pour... rien du tout).
Je n'ai rien vu pour le moment, je ne suis meme pas capable de delivrer une "premiere
impression". Pour les jours a venir, je vais essayer d'aller dans la campagne mongole donc il est probable que je ne donne pas de nouvelles pendant quelques temps.


========= Edit du 20 octobre 2009 =========
De retour de 3 jours d'ambiance "yourte a -15 degres", premieres impressions sur la Mongolie.

Ulan-Bator a l'air d'etre une chouette ville. Un point qui surprend : il y a moultes choses ecrites a la fois en mongol et en anglais, chose assez inattendue et donc d'autant plus appreciable et appreciee, surtout en arrivant de Russie (ceux qui font le trajet dans le sens inverse doivent moins rigoler...). Le centre de la ville est plutot classique (comprendre : betonne) et des qu'on va un peu vers l'exterieur on trouve un surprenant melange de constructions en dur et de yourtes.

La rue principale, une horizontale est-ouest, la "rue de la paix" est un enchevetrement de restaurants et de bars... et de magasins et de pubs pour des cosmetiques. Mon oeil est plutot entraine sur le sujet, ok, mais je pense que n'importe qui aurait remarque car c'est franchement trop.
Les visages d'ici ont des yeux brides, une peau un peu cuivree, des pomettes hautes (dont toutes les filles d'Europe seraient jalouses, soit dit en passant, mais ca personne ne le dit), des cheveux lisses et noirs... Pourquoi veut-ont absolument leur imposer un standard autre ??
Y aurait-il derriere tout ca une sombre histoire de business ?

Cote meteo (pour info, Ulan-Bator est a une latitude similaire a celle de Paris), ambiance 0 degres le jour, flocons de neige et alternance de soleil et nuages. Du coup, agreable tant qu'il fait jour et qu'il y a du soleil, franchement frisquet a partir de 6 heures du soir.

Alors comme c'etait un peu facile de rester en ville entre 4 murs avec du chauffage et tout, je me suis dit que ce serait plus marrant d'aller voir ce qu'il en etait a la campagne (cf. l'annonce faite plus haut) avec des Mongols vrais de vrais et dans une yourte toute en tiges de bois et feutre.
Resultat : agreable tant qu'il fait jour et qu'il y a du soleil, franchement frisquet a partir de 6 heures du soir... avec le benefice supplementaire de devoir se lever la nuit pour mettre du bois dans le poele de la yourte.



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[Precision sur ce point : le poele installe au centre d'une yourte (tout a fait standard, c'est le meme chez tout le monde) a une contenance plutot limitee. Deux raisons possibles a cela (en tout cas les deux que j'ai trouvees pour le moment) : 1) quand on a une piece unique pour toute la famille on evite les choses trop volumineuses, et 2) quand on est nomade et qu'on demenage deux fois par an on evite les choses trop lourdes. Du coup, quand je dis qu'il faut se relever la nuit pour mettre du bois, il faut comprendre se lever toutes les deux heures grand maximum. Car qui dit feu eteint et -15 degres dehors (ok je triche : j'ai mesure -12 le matin de la premiere nuit, mais c'etait le matin et surtout c'etait un peu nuageux) dit temperature plus que frisquette dans la yourte. On a mal gere le feu et on y a eudroit, au feu eteint : meme le duvet en plume d'oie officiellement "confort" jusqu'a une temperature de +1 degre a eu du mal a maintenir autour de moi une tiedeur acceptable.
Ce sera tout pour le poele]
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Autant sur l'ile d'Olkhone l'absence d'eau courante se remarquait un peu (*) car on n'avait pas a se poser la question de la chaleur, autant dans une yourte l'absence d'eau courante est le cadet des soucis, completement efface par la priorite unique, a savoir maintenir sa maison a une temperature vivable. En tout cas c'est comme ca que je l'ai vecu. La nuit, surtout (bon tout le monde a compris maintenant, je n'ai pas hyper bien dormi ces trois jours).
J'ai meme revu mentalement des images de "La guerre du feu" en me disant qu'effectivement la maitrise du feu n'est vraiment pas une blague, et que pouvoir evoluer dans un environnement tempere sans trop avoir a s'en soucier est un luxe de fou.

(*) Je ne sais plus si je l'avais dit, alors petites infos techniques sur l'ile d'Olhkone, sur le lac Baikal : pas d'eau courante pour le moment et raccordement au reseau electrique russe en 2005.

Pour ce qui est de l'objectif de cette petite viree dans la campagne, a savoir partager un peu de la vie des nomades, mission a moitie remplie.

  • Sur le plan technique : pendant 3 jours je ne me suis pas lavee, j'ai eu un peu froid, j'ai mange des nouilles au mouton et bu du the au lait, j'ai voyage sur une voiture tiree par un boeuf, j'ai tente deux secondes et demi de traire une vache (elles sont un peu sauvages les petites meres, je ne me suis pas attardee), j'ai respire la bonne odeur du feu. Mission remplie.

Sur le plan tactique ?
  • Sur le plan humain : pendant 3 jours j'ai tente de communiquer avec mes hotes, avec un succes tout a fait limite qui m'a donne la sensation d'avoir ete tout a fait bilingue francais-russe en Russie (j'avais beau connaitre 30 mots et 4 structures de phrases a la fin de mon sejour russe, c'etait presque le paradis de la communication a cote des 3 jours deyourte). C'etait innexorable, je savais que ca arriverait un jour : le mime a donc montre ses limites, et sur ce point-la ca a ete plutot frustrant. Mimer "Est-ce que je peux descendre du train ?" ou "Le train reste combien de temps en gare ?", c'est plus que jouable. Mimer "Vous-etes ne loin ?" et "Qu'est-ce que vous aimez dans votre vie de nomade ?" ou "Vous pouvez me donner quelques exemples de remedes de la medecine traditionnelle nomade ?", tout de suite, c'est plus complique. Il reste que meme si l'echange est difficile, la rencontre reste tres chouette car les gens tout simple. Sinon, solution internationale (je pense) : les enfants. Tu parles dans ta langues, eux dans la leur, et tu te comprends.
































OCTOBER 15TH, 2009
Mongolia - Ulan-Bator
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I have just arrived this morning in Ulan-Bator, capital of Mongolia. Nothing to say so far, as I have just not seen anything yet.
The last hours were spent in the train, among these a 10 hour stop at the russian-mongolian border. What for...? No idea, as both the passeport and customs checks were both quite fast. We simply might have had to wait for other carriages to be linked to our train...
I will try to go in the countryside for the next days, so don't expect some news within a few days.

========= Edit from October 20th, 2009 =========
Translation soon!

13 oct. 2009

Irkutsk (52°N - 104°E) + lac Baikal

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Me voila de retour du lac Baikal, le lac le plus profond du monde, et aussi la reserve d'eau douce la plus importante du monde. Rien que ca.

Pour la faire courte (car je prends le train tout a l'heure pour la Mongolie) :

- il y a une ile sur le lac, l'ile d'Olkhone (prononcer le 'kh' comme une jota espagnole), qui est tout simplement magnifique. Paysages qui hesitent entre l'ecosse pour les collines d'herbe rase, le maroc pour les rues de sable toutes defoncees et le sud ouest de la France pour les dunes couvertes de pins. Et la Nouvelle-Zelande pour les falaises et le bleu de l'eau (dixit quelqu'un d'autre puisque je ne connais pas la Nouvelle-Zelande)

- 4 jours passes la-bas, sous le soleil, a 12 degres (ca reste la Siberie au mois d'octobre !) entre le sable et les pins, donc, l'eau a 8 tout petits degres (mais je me suis baignee, yes !), le bleu hyper intense de l'eau (1600 metre de profondeur, ca aide au niveau intensite de la couleur) et les montagnes autour dont quelques-unes enneigees = hyper chouette.


- 4 jours de cure d'Omoul, poisson endemique du Baikal = hyper savoureux.








- J'ai tente de traire une chevre pour la premiere fois de ma vie : pas evident. Lait de chevre tout droit sortie du pi de ladite chevre = hyper bon.

- Une journee de VTT dans le sable (40 bons kms) = hyper fatiguant.

- La 'bania' (le sauna a la russe) = hyper relaxant.







Bref, quatre jours de grande nature et d'air pur qui font le plus grand bien, dans une ambiance backpaker plutot bien sympatique (je ne n'avais pas encore eu l'occasion de m'immerger dans ce monde-la depuis mon depart, c'est maintenant fait), avec comme Guest Star de ce lieu-magique-qu'est-le-lac-Baikal monsieur Serguei, qui s'occupe de la petite eglise qui se trouve sur l'ile en plus de travailler un peu avec les touristes, qui sonne les cloches 3 fois par jour (par 'sonner' il ne faut pas comprendre sonner juste une cloche non, il s'agit de faire une melodie de 2-3 minutes, qu'il invente et modifie un peu a chaque fois et qui fait intervenir 3 cloches differentes. Un mini concert, quoi.), qui m'a donc donne l'occasion de m'essayer la la traite de chevre, qui m'a offert mon premier Omoul grille de la semaine ainsi qu'un accueil d'un naturel et d'une evidence qui te donne envie de t'asseoir par terre pour prendre pleine conscience du moment et le temps de realiser que c'est bien vrai.


































Pour le reste : visa mongol obtenu tres facilement au consulat d'Irkutsk, je prends le train tout a l'heure... Bye bye la Russie. (Pourquoi font-ils des visas de 30 jours, bon sang ? Ce pays merite largement plus.)
Je passerai la frontiere russo-mogole le 14 octobre, date exacte de l'expiration de mon visa russe (petite satisfaction personnelle de l'utiliser jusqu'au bout du bout !)

Pour ce qui est d'Irkutsk, la ville qui se trouve sur le trajet du transsiberien et qui permet d'acceder au lac Baikal, il faudra se contenter de deux petites photo du marche (endroit privilegie) :






















OCTOBER 13TH, 2009
Irkutsk and the Baikal lake
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I'm just coming back today from the Baikal lake and the Olkhon Island where I have spent 4 days. A very very nice place with perfect landscapes, a deep blue water (although a bit fresh: 8 degres. But I did managed to swim for a few seconds!), very nice bells ringing three times a day (ringing manually done by Serguei), sand and pine trees, horses and cows going freely through the fields (no fence, never!), crazy sunsets on the lake and montains...
I could not have lasted for ever, but it would have been nice!

For now: I got my mongolian visa easily in the consulate in Irkutsk. I will get on the train this evening, cross the border on the 14th (last day on my russian visa...) and will arrive in Ulan-Bator on the 15th.
Bye bye Russia! (snif...)

[A few pictures added!]

2 oct. 2009

Tobolsk (58°N - 068°E)

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Tobolsk est aujourd'hui une petite ville, mais fut autrefois plus prospere puisque c'est l'ancienne capitale de la Siberie. C'est pour cette raison que je l'avais mise sur mon trajet.
Oui mais voila, malgre l'ambiance 'maison en bois et vieilles peintures qui tombent' qui peut avoir un certain charme, qui dit petite ville dit pas d'auberge de jeunesse mais uniquement des hotels (donc impossible ou presque de rencontrer des gens), et qui dit petite ville dit pas enormement de choses a voir.
En ajoutant deux situations un peu bizarres avec des locaux, ca donne une impression finale plutot mitigee.





Plutot que la ville elle-meme, je garderai donc en memoire, pour commencer, le chouette trajet en train qui m'a ammenee a Tobolsk. Encore de belles rencontres bien que la communication soit limitee.




Dans mon compartiment au depart de Samara :


- Ludmilla (dite Liouda), une soixantaine d'annee, qui revient de Crimee pour rentrer chez elle, a Nijnevartovsk, en plein milieu de la Siberie occidentale. J'aurai droit, de sa part, a plein de trucs a manger et un cadeau, une petite (enfin, pas si petite que ca) corbeille en osier en forme de coeur tout droit arrivee d'Ukraine. J'ai bien tente de lui expliquer que, devant aller jusqu'au Nepal, ajouter un truc sur mon sac a chaque etape n'etait pas une bonne idee... que j'essayais d'eviter... (l'expression '1 gramme est 1 gramme !' semble assez universelle) mais ca n'a pas trop marche, donc j'ai ajoute ca sur mon sac, avec le naperon slovaque.




- Albert, une trentaine d'annees, se surnommant Albertini (il a effectivement un air italien assez marrant), que j'ai surnomme Albert del Piero. Parle un tout petit micro-chouilla d'anglais, ce qui a permit de faire un mix russo-anglais qui etait pas mal.







- Alexis (dit Liocha ou Aliocha), de Samara, une quarantaine d'annees, un scorpion tatoue sur le coeur, une rose tatouee sur le bras, des yeux gris-bleus (le parfait exemple du russe, dira Albert), qui est en route pour le site d'extraction de gaz ou il travaille, au nord de la Siberie. Rythme de travail : en alternance 3 mois en Siberie sur le site d'extraction, puis un mois a la maison (des amateurs ?). Entre les deux, trois jours de train a chaque fois (ce qui entame un chouilla le mois de vacances).



36 heures a quatre dans un compartiment de 4 metres carres avec des gens vraiment adorables, ca cree des liens.

Chacun trouve son rythme entre tasses de the, lecture, discussions, pause repas, observation du paysage qui defile par la fenetre, arrets dans certaines gare pour aller se degourdir les jambes sur le quai ou acheter 2-3 bricoles manger. C'est vraiment marrant d'etre bloque la avec plein de temps a disposition, un peu hors du temps, justement.



Pour ce voyage-la, ca a en tout cas donne une atmosphere toute sereine, un petit noyau ou chacun fait attention a l'autre, comme une petite famille (ce que je reussirai meme a leur dire en russe a la fin, en leur expliquant que je n'avais pas envie de descendre. Ce a quoi la pragmatique Liouda a repondu 'tu n'as qu'a venir chez moi'. Effectivement, vu comme ca...).

Bref, et donc voila, la Russie dans ces moments-la c'est juste tres tres chouette. Pays incroyable ou, quand tu montes dans le train avec du pain, du fromage et des saucisses pour 2 jours, tu en redescends en ayant mange du pain (mais pas le tiens), des saucisses et du fromage (mais pas les tiens), plein de gateaux, du concombre, des boulettes de viande, de la pasteque, des pommes...


Entre temps tu as reussi a expliquer un peu ton projet de voyage, discuter de la place prise par, et du role de la publicite dans la societe moderne (*) en constatant que les points de vue russe et francais (ou peut-etre plutot le point de vue russe et le mien) different de facon assez nette ; tu as aussi eu le temps d'evoquer que, peut-etre, l'histoire des pays differant, ca n'etait pas etonnant, etc.
Le tout dans un magnifique melange anglo-russe plutot assez efficace, finalement (meme si evidemment on ne peut pas aller tres loin dans le detail et les subtilites de point de vue), les grandes competences de Luda et Albert en mime ayant pas mal aide.

Bref, un bien chouette voyage. Je serai meme accompagnee a ma descente du train aTobolsk. Ils font vraiment suer ces russes, on n'a vraiment jamais envie de les quitter...

(*) Je lisais pendant ce trajet '99 Francs' de Frederic Beigbeder. Cru, meme presque trash parfois, mais tres bon. Je recommande.



DeTobolsk, je retiendrai aussi le cimetiere. J'aimais deja les cimetieres anglais ; je sais maintenant que j'aime les cimetieres orthodoxes russes (ou celui de Tobolsk en tout cas), une sorte de foret de bouleaux moyennement dense dans laquelle les tombes semblent etre jetees pele-mele, chacune etant pourtant delimitee par un petit entourage (une grille avec un petit portail). Usage des fleurs en plastique plus que frequent (en meme temps, en considerant les conditions meteo locales, on comprend), ca met de la couleur.
Le tout sous un petit rayon de soleil et une pluie de petites feuilles jaunes qui tombent des bouleaux au moindre coup de vent, ca donne une tres belle atmosphere ; de quoi s'y ballader facilement pendant 2 heures.
A l'occasion, se souvenir de retourner se promener dans un cimetiere orthodoxe russe en automne l'annee prochaine.

DeTobolsk, je retiendrai egalement la poste (alerte ! service public russe !) et son service internet a 100 Roubles l'heure pour 50 minutes d'une connexion hyper lente sur un poste ou rien ne marche, ou la dame n'en a mais alors rien a *** de ta tete et t'ignore completement quand tu expliques que tu as un probleme (on a beau le savoir et se preparer avant d'y aller, c'est toujours dur a encaisser).
Je retiendrai aussi son cyber cafe tout neuf avec 4 ordis ou tu peux avoir une tres bonne connexion internet a 40 Roubles l'heure.
(La poste a du souci a se faire ; on se demande meme pourquoi ils n'ont pas deja revendu les ordis)


Et puis pour finir, je retiendrai aussi la gare et son changement de quai atypique : la gare donne sur la voie 1 et ton train passe sur la voie 2 et tu cherches comment y acceder ? Tres simple :
- en bonne condition physique et a moins de 1kg de baggages, tu sautes du quai 1 sur la voie en cailloux (il doit y avoir dans les 1,50 metre de profondeur) et tu rejoins le quai d'en face.
- avec des cartillages de genoux plus douillets ou avec un sac comme le miens, tu marches pendant 200 bons metres pour rejoindre un bout du quai, tu descends les marches (effondrees, mais neanmoins presentes), tu traverses la voie en cailloux et tu arrives sur le quai 2.
Autrement dit, arriver avec une petite quinzaine de minutes d'avance le temps de comprendre le truc, ca n'est pas un luxe.

Autre annecdote sur la gare : l'experience aidant, j'ai pris de la marge et j'arrive une heure en avance, ce qui me donne le loisir de voir partir un train allant dans l'autre sens que le mien. Je m'extasie interieurement sur le process d'avant depart : chaque responsable de wagon se tient a sa porte en tendant un petit drapeau rouge vers l'exterieur. Reaction pour moi-meme : 'ah bah tiens, de l'interieur du train je n'avais pas encore eu l'occasion de voir comment ca se passait, c'est interessant'. Tout en me disant aussi 'mais c'est marrant quand meme, il met un sacre temps pour partir...'.
La reponse est arrivee dans les 10 minutes qui ont suivi : a 15 metres devant moi, un gars en tongues-short-T-shirt (info pour le contexte : il fait un peu moins de 10 degres dehors) se fait sortir du wagon par deux policiers. On dira 'a la russe' pour dire que c'etait un peu muscle (mais oui mais bon, faut pas chercher a resister aussi...)
Pas tente de photos de la scene, je pense qu'ils n'auraient pas apprecie.



OCTOBER 2ND, 2009
Tobolsk
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English version as soon as I can.

28 sept. 2009

Samara 2

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Samara 2... Ou comment je me suis retrouvee a boire un coup (et a manger du poisson seche) avec une etudiante en philosophie prof de francais, un pretre orthodoxe qui ecoute du hip-hop russe et un chanteur d'opera dans le sous-sol d'une cathedrale catholique, au milieu d'une groupe polonais, le tout en parlant francais, allemand et espagnol.
Promis jure, je raconte ca bientot !
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Edit du 8 octobre, flash-back sur Samara.
Le soir de la journee ballade sur la Volga, une surprise m'attend dans le sous-sol de la cathedrale : une etudiante en philo et prof de francais, Olga, qui hebergeait chez elle un des Polonais du groupe, est venue voir 'la Francaise' pour travailler un peu son francais.
Nous discutons un peu et decidons de nous retrouver le lendemain : j'ai quelques soucis de reservation d'hotel pour l'etape d'apres et Olga a decider de m'aider.
Le lendemain, direction l'Alliance Francaise de Samara ou elle me depose dans le bureau encore vide des employes qui y travaillent normalement. Une dame m'installe rapidement sur un ordi puis retourne au cours de russe qu'elle est en train de donner et je me retrouve toute seule au milieu du bureau a faire mes recherches sur internet (Olga est repartie emmener des polonais a une conference a l'universite). Situation assez inattendue...
Quand les gens arrivent et qu'ils me trouvent dans leur bureau, j'explique qui je suis et puis voila, pas de souci, je reste la a continuer mes recherches.
Merci beaucoup l'Alliance francaise pour le tres naturel accueil auquel j'ai eu droit !

Au retour d'Olga on (enfin, 'elle') reserve un hotel puis, etant donne que je n'ai pas prevu grand chose de la journee, je lui demande si je peux la suivre a l'universite pour peut-etre y trouver a nouveau une connexion internet. Banco, c'est parti.
Olga a des cours de francais de prevus dans l'apres-midi (ok, au premier cours personne ne vient, mais bon) alors je lui demande si je peux venir voir le cours. Bien sur me dit-elle, ca serait meme super! Ok, alors re-banco, c'est parti pour un cours de francais a l'universite de Samara.
Situation sympathique, je suis toute contente de ce truc inedit. Oui mais voila, au moment ou on rentre dans la salle ou il n'y a pour le moment qu'une eleve, le vent fait claquer la porte... qui se bloque. Nous serons donc trois pendant presque une heure (une etudiante, Olga, moi) a tenter de faire cours pendant que les autres eleves tambourinent de l'autre cote, puis vont chercher d'autres gens pour tenter de demonter la porte...
Je choisis des mots simples, j'articule et je detache les syllabes au mieux (l'etudiante - en journalisme - en est a son 3eme cours de francais et arrive a me poser des questions... Fou !), le tout sur fond de coups de marteaux et blagues du genre 'on va vous faire passer de la soupe sous la porte et on revient demain matin !'.
Bref, au bout d'un petit moment ils arriveront quand-meme a ouvrir la porte (plutot bien vu que je dois prendre le train le soir meme) pour laisser entrer 4 autres etudiants. Dont un etudiant en anglais, que le prof a laisse aller voir 'la Francaise' (les nouvelles vont vite !) s'il pouvait justifier d'une quelconque etude du francais par le passe...

Fin du cours, on quitte l'universite en vu d'aller acheter du poisson seche et de la biere : j'en ai en effet deja goute une fois et j'ai trouve ca hyper sale ; Olga me dit que non, que ca depend du poisson, donc on va retenter le coup.
Tout naturellement, elle me dit qu'on va en profiter pour passer chercher son ami pretre orthodoxe qui adore le poisson seche et la biere, et qui veut me rencontrer (decidemment, le 'Je vais au Nepal par voie de terre' ouvre de sacrees portes).
Re-re-banco, c'est parti, on passe chercher le pretre en question, on va acheter du poisson et de la biere (qui s'achete d'ailleurs par bouteilles de 2 litres dans les supermarches : il y a un petit stand 'biere pression' avec un gars qui remplit la bouteille de la taille que tu veux avec la biere que tu veux ; pas mal) et on retourne dans le sous-sol de la cathedrale pour retrouver le groupe de polonais et deguster tout ca.

Et voila donc, une tres tres chouette soiree en point d'orgue de l'etape de Samara, juste avant de monter dans le train direction Tobolsk.
Olga, le pretre et le copain d'Olga, chanteur d'opera, me racompagneront a la gare alors que je les connais respectivement depuis 24, 3 et 1 heures...
Embrassades, photos d'au revoir et, limite, petite larme.







SEPTEMBER 28TH, 2009
Samara 2
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To come!